4ème Journée internationale PCDH19 Rome vendredi 10 Novembre 2017

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Accueil de la Présidente Francesca Squillante*Annonce de l’entrée de la maladie dans le Téléthon Italie lequel financera pendant 3 années la recherche scientifique ;*l’association a engagé un conseiller scientifique (biologiste) qui guidera au mieux le choix de la recherche à financer ;  

Session 1  
*Professeur Guerini (Hôpital Pédiatrique Meyer de Florence) Il existe environ 60 types d’encéphalopathies épileptiques, le PCDH19 en est la 9ème forme avec différents stades de gravités (crises partielles qui surviennent pendant le sommeil), le facteur émotionnel est important ;Quelques cas de garçons ont été diagnostiqués, eux aussi aurait une réduction des crises après leur 10 ans , les garçons sont aussi des porteurs sains de la maladie ; Tester sur 58 filles le « clobazam » e le « bromure » semblent avoir un effet thérapeutique à 68% ; Une étude Japonaise affirme que les corticostéroïdes aident à réduire les crises vu qu’un mécanisme inflammatoire est en cours lors des crises.Le professeur parle de la création d’un registre national appelés « RESIDRAS » (en Italien ou en Anglais) qui a pour but de récolter un maximum de données sur les cas, afin de pouvoir observer les phénotypes, les troubles du sommeil et comportementaux des sujets atteints de la maladie, actuellement 50 cas sont enregistrés. *Kristy Kolc (Université d’Adelaïde, Neuropsychiatre)En collaboration avec le Docteur Gecz elle étudie le type de mutation et son impact sur le gène sur 271 cas dont 8 garçons :Profil cognitif 28% normaux, 5 % sont faiblement atteints et 27% sont moyennement atteints, 2/3 présentent des problèmes cognitifs et 1/3 des troubles du comportement ;Quelques une de ses patientes affectées par la mutation ne manifestent pas de crises ;Elle confirme que plus les crises ont une apparition précoce plus elles sont associées à des problèmes cognitifs et du comportement ; Elle invite le plus de cas possible à répondre à une enquête permettant de récolter le plus d’informations possible, quels facteurs peuvent aggraver et déclencher des crises très tôt (il y a des différences génétiques). *Lors de la table ronde avec Raffaella Cusmai (hôpital Pédiatrique Bambini-Gesu de Rome), Francesca Darra (Université de Verone) et Nilika Singhal (Université de San Francisco, pédiatre spécialisé en épitologie), voici ce qu’on peut en retenir :Un registre américain concernant le PCDH19 contient 60 cas, 20 à 25 % des cas sont normaux, 60% présentent des troubles autistiques avec irritabilité, agressivité, des troubles liés au sommeil (difficulté à s’endormir et sommeil perturbé) et à la concentration ; Sur 14 cas analysés (filles entre 5 e 15 ans )7 sur 14 ont un QI compris entre 82 et 100, 1 cas est borderline (inferieur à 70%), 2 cas sont modérés et 4 cas sont sévères ; Les troubles les plus évidents sont troubles de l’attention, hyper-activité, autisme, anxiété e dépression passagère, isolement sociale, agressivité pendant l’enfance et l’adolescence ;Les cas de QI vers 70 % démontrent une bonne possibilité de maintien et même d’amélioration ;L’aggravation de la maladie dépends de la précocité de son apparition (probable déclin si les crises se manifestent avant le 7 mois de vie) lié avec le nombre de clusters.  

Session 2 
*DR Biaggini (Université de Modène)Le stress et les crises : lorsque notre corps est stressé il produit par nos glandes surrénales du « cortisol » (hormone du stress), les surrénales elles-mêmes stimulées par l’hormone hypophysaire « adrenocorticotropic », dans le cas de nos filles elles auraient une carence de cortisole pendant les situations de stress, avec risque de faire des crises, lesquelles augmentent l’état de stress, …. *Lorianne K. Masuoka (entreprise pharmaceutique Marinus, USA)Elle a parlé des résultats des tests avec le « ganaxolone » effectués sur 11 filles (en Italie et en USA) que l’on peut consulter sur le site « Marinus Pharmaceuticals » qui seraient plutôt encourageants, les essais seront aussi proposés sur des sujets atteints de mutations génétiques graves ayant des crises épileptiques pharmaco- résistantes, elle attend une décision de la part des neuropsychiatres pour poursuivre les tests sur d’autres patients atteints de la mutation PCDH19. *Alfredo Brusco (Généticien, Université de recherche de Turin) Il explique qu’il existe 2 grands groupes de maladie génétique : -avec un gène manquant ou qui ne fonctionne pas bien-avec un gène en plus ou qui fonctionne de façon excessive ;Son travail de recherche « RNA Silencing du gène » serait de trouver la molécule« sirna » dont le rôle aurait pour but d’annuler le fonctionnement du gène pcdh19 ; *Lors d’une autre table ronde avec 3 neuro-pédiatres (Carla Marini de l’hôpital pédiatrique Meyer de Florence, Francesca Ragona de Besta de Milan et Marina Trivisano de l’hôpital pédiatrique Bambino Gesu de Rome) il s’est parlé de leur expérience sur l’efficacité de la thérapie pour la réduction des crises pour nos filles ; pour le traitement en phase aigu c’est le « midazolam » qui est le plus efficace pour stopper les crises, ainsi que « l’hydrocortisone » et le « stiripentolo» ; Pour le traitement de maintien par ordre chronologique d’efficacité : -Phenobarbital et lévétirecetam 4-valproato, carbamazepina et topiramax 3-lamotrigina et clonazepam 2 -clobazam 1La fenitoine et le bromure de potassium pourraient avoir un rôle préventif.Il est signalé que 5 filles présentent une displasie corticale à l’IRM, 2 de ses filles ont été opérées avec par la suite une réduction des crises. 

Session 3 et 4 
Cette 3ème partie scientifique a été dédié aux différents chercheurs (Paul Thomas Adelaide, Gian Michele Ratto université de Pise, Silvia Bassani CNR Milan, Duyen Pham Université Adelaide Jozef Gecz Adelaide et Jack Parent Université de Michigan) qui travaillent sur le gène PCDH19, il m’est impossible d’en faire un résumé car beaucoup trop technique. Suite à cette conférence, les scientifiques se sont réunis de nouveaux en privé le samedi 11-11(Jozef Gecz, Jack Parent, Cristel Depienne et Bernardo Dalla Bernardina. En ce qui nous concerne il me semble important de souligner l’entrée de la maladie au Téléthon, de l’entrée du biologiste pour conseiller la recherche.Pour avancer avec la recherche nous devons absolument inscrire les filles dans le registre, en Italie cela se fait par l’intermediaire du médecin, en existe t-il déjà un en France ? Je reste à votre disposition, en espérant que ce résumé vous soit utile.Les videos de la conférence devraient sortir prochainement sur le site italien.

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